Besançon, la colline de Bregille
Vendre une maison à Bregille
Bregille, c'est la ville avec la nature en plus. Une colline boisée qui s'élève à près de deux cents mètres au-dessus du Doubs, des villas posées sur ses pentes, la ville et la citadelle en face. Peu de quartiers de Besançon offrent autant d'espace, de verdure et de vue aussi près du centre.
Encore faut-il savoir où, sur la colline, se trouve la maison. Le pied de la colline, les pentes, le plateau et le vieux village n'ont ni le même public ni le même prix.
Une colline façonnée par la Belle Époque
Bregille fut d'abord un village de bergers et de vignerons, plusieurs fois détruit au fil des sièges de la ville. Au XIXe siècle, les forts de Bregille et de Beauregard viennent couronner les hauteurs. Puis, à la fin du siècle, l'ouverture de la gare de la Mouillère et des bains salins transforme la colline : on y construit des hôtels, des villas, des établissements de cure d'air.
De 1912 à 1987, un funiculaire relie le bas et le haut du quartier. Il ne circule plus, mais il reste le symbole de Bregille, et une association travaille à sa restauration. Les grandes villas de cette époque font aujourd'hui la rareté du quartier.
Plusieurs Bregille, plusieurs marchés
- Les pentes et le plateau : grandes villas sur des terrains arborés, souvent en terrasses, avec la vue sur la Boucle et la citadelle. Ce sont les biens les plus recherchés, et les plus rares.
- Bregille-Village, autour de la rue Fabre : le noyau ancien du quartier, ses maisons anciennes et ses ruelles, un esprit de village au cœur de la ville.
- Le bas de la colline, vers le pont de Bregille : maisons et immeubles au plus près du Doubs et du centre, pour ceux qui veulent descendre en ville à pied.
- Les lisières de la forêt : le calme absolu, les chemins de randonnée qui partent du jardin, le fort à quelques pas.
Sur une même colline, l'altitude, l'exposition, la vue et l'accès font des écarts de prix considérables. Une estimation qui parle de « Bregille » en général passe à côté de l'essentiel.
Ce que les acquéreurs viennent y chercher
- La vue : sur la Boucle, les toits, la citadelle. Une vue dégagée et protégée est souvent ce qui décide, et ce qui se paie le plus.
- L'espace et le jardin : des terrains qu'on ne trouve plus en ville, des arbres, du calme, pas de vis-à-vis.
- La nature immédiate : la forêt de Bregille, ses sentiers, le plateau ensoleillé, tout cela sans prendre la voiture.
- Le centre à quelques minutes : la Boucle de l'autre côté du Doubs, la gare Viotte et les Chaprais tout proches.
- L'architecture : villas de la Belle Époque et de l'entre-deux-guerres, maisons de maître, demeures qui ont une histoire.
Les points à préparer avant les visites
- L'accès : rues étroites, pentes, stationnement. L'acquéreur posera la question de l'accès en voiture et des places pour se garer. Mieux vaut y répondre avant qu'il ne la pose.
- Le terrain : murs de soutènement, terrasses, entretien des arbres. Sur une colline, ce sont des sujets que l'on anticipe.
- La maison elle-même : toiture, chauffage, diagnostic énergétique, travaux réalisés. Une grande villa ancienne suscite toujours ces questions.
- La vue dans le temps : ce que permettent les règles d'urbanisme sur les terrains voisins. Un acquéreur qui paie une vue veut savoir qu'elle restera.
Un prix lu sur la colline
Peu de villas de Bregille se vendent chaque année, et aucune ne ressemble à une autre. Je m'appuie sur les ventes réellement conclues sur la colline et dans les quartiers voisins, puis je les lis à la lumière de ce qui fait la maison : la vue, le terrain, l'exposition, l'architecture, l'accès. Le bon prix est celui qui fait venir les bons acquéreurs dès les premières semaines.
La montrer sous son meilleur jour
À Bregille, la vue fait partie de la maison. Les photographies se prennent à l'heure où la ville s'éclaire, le jardin à la saison où il est le plus beau. Les visites se programment par beau temps, quand la citadelle se découpe en face. Le texte raconte la colline, son histoire et sa lumière autant que la maison.
Le bon acquéreur
L'acquéreur d'une maison à Bregille est le plus souvent bisontin : une famille qui veut un grand jardin sans s'éloigner, des professions libérales ou des cadres qui rêvent de la vue et du calme, des amoureux de la nature qui veulent la forêt au bout du jardin et la ville en bas de la rue. Beaucoup attendent depuis longtemps la bonne maison sur la colline. Lorsqu'elle se présente, ils se décident vite. Encore faut-il qu'ils l'apprennent avant les autres.
Pour une maison avec jardin en ville, voyez aussi Vendre une maison aux Chaprais. Si votre maison se situe hors de Besançon, la page Vendre une maison de caractère en Franche-Comté vous concerne davantage.
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Pour aller plus loin, le guide Les sept erreurs qui font perdre de l'argent aux vendeurs détaille les décisions qui pèsent sur le prix avant même la première visite.