Fabien Grandjean

Besançon, les Chaprais

Vendre une maison aux Chaprais

Les Chaprais ne sont pas un quartier, ce sont plusieurs. Entre la place Flore, la rue de Fontaine-Argent, les villas de la rue de Vittel et de la rue des Villas Bisontines, et les abords du parc Micaud, on passe de l'immeuble bourgeois de 1900 à la maison de maître entourée de son jardin. Vendre aux Chaprais, c'est d'abord savoir de quels Chaprais on parle.

C'est l'un des plus grands quartiers de Besançon, et l'un des plus recherchés par ceux qui veulent à la fois de l'espace, de la pierre et la ville à pied.

D'un hameau maraîcher aux villas de la Belle Époque

À la fin du XVIIIe siècle, les Chaprais ne sont qu'un hameau de jardins et de prés au nord-est de la Boucle. L'arrivée du chemin de fer à la gare Viotte, puis le pont de la République, changent tout. À la fin du XIXe siècle, les familles aisées de Besançon y font construire de grandes villas, notamment rue de Vittel et rue des Villas Bisontines. Le secteur de la Mouillère connaît alors une vie mondaine, avec ses bains et son casino.

Ce passé se lit encore dans les rues : façades travaillées, ferronneries, marquises, jardins clos derrière leurs grilles. Ce sont ces maisons, et les beaux immeubles qui les entourent, qui font aujourd'hui la valeur du quartier.

Plusieurs Chaprais, plusieurs marchés

D'un secteur à l'autre, et parfois d'une rue à l'autre, les prix ne sont pas les mêmes. Une estimation qui parle des « Chaprais » en général passe à côté de l'essentiel.

Ce que les acquéreurs viennent y chercher

Un prix lu rue par rue

Peu de villas des Chaprais se vendent chaque année, et aucune ne ressemble vraiment à une autre. Je m'appuie sur les ventes réellement conclues dans le secteur précis de la maison, puis je les lis à la lumière de ce qui la rend singulière : le terrain, l'architecture, l'état, la rue. Le bon prix est celui qui fait venir les bons acquéreurs dès les premières semaines.

La préparer et la montrer

Une maison de cet âge suscite toujours les mêmes questions : toiture, chauffage, diagnostic énergétique, travaux réalisés. Y répondre avant la première visite protège le prix. Ensuite, la maison se raconte : son époque, sa rue, son jardin photographié à la bonne saison, la lumière dans les pièces de réception.

Le bon acquéreur

L'acquéreur d'une maison aux Chaprais est le plus souvent bisontin : une famille qui veut un jardin sans quitter la ville, des professions libérales ou des cadres qui veulent tout faire à pied ou en tram, des propriétaires d'un appartement du centre qui attendaient la bonne maison. Beaucoup connaissent déjà le quartier, ont visité, comparé, renoncé. Lorsqu'une maison juste se présente, ils se décident vite. Encore faut-il qu'ils l'apprennent avant les autres.

Si votre maison se situe hors de Besançon, la page Vendre une maison de caractère en Franche-Comté vous concerne davantage.

Vous envisagez de vendre aux Chaprais ?

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Pour aller plus loin, le guide Les sept erreurs qui font perdre de l'argent aux vendeurs détaille les décisions qui pèsent sur le prix avant même la première visite.